Loin de l’agitation parisienne et des projecteurs, Élie Semoun cultive un bonheur simple et profond. L’humoriste, que l’on retrouve à l’affiche de *Ducobu président !* ce mercredi, a posé ses valises sur l’île de Beauté. Ce n’est pas un simple pied-à-terre : c’est un rêve devenu réalité, une maison somptueuse qu’il façonne au fil des saisons, où il s’adonne à un loisir insoupçonné : le jardinage. Un refuge loin du tumulte, entre terre et mer, qui révèle une facette méconnue et authentique de l’artiste.
Une propriété corse, écrin d’une nouvelle vie
Lorsqu’il évoque sa résidence, Élie Semoun ne cache pas son émotion. Dans une interview accordée au *Parisien Week-end* en janvier dernier, il confiait : * »Avoir une maison sur l’île de Beauté était un rêve, que j’ai réalisé il y a quelques années. »* Ce propriétaire heureux a choisi un lieu qui ne donne pas directement sur la mer, mais qui offre un charme bien plus personnel : un vaste jardin. Un atout essentiel pour celui qui recherche avant tout une évasion sensorielle et créative.
Cette maison somptueuse n’est pas qu’une simple résidence secondaire. Elle représente un changement de rythme radical pour l’artiste. Dès qu’il foule le sol corse, le comédien troque les salles de spectacles pour les allées de son jardin. « J’y suis rarement seul, remarque-t-il avec humour. Quand vous avez un pied-à-terre en Corse, tout à coup, plein de copains veulent passer des vacances avec vous ! » Une joie partagée, mais aussi un espace d’intimité précieux. Ce lieu est devenu un pilier de son équilibre, un ancrage dans un quotidien d’ordinaire effréné.
Un jardin méditerranéen façonné comme une œuvre
Le cœur de ce havre de paix, c’est indiscutablement le jardin. Élie Semoun y cherche une forme d’accomplissement proche de la création artistique. « Le temps s’arrête et puis je suis dans le rythme de la plantation », explique-t-il. Il compare même l’aménagement de ses espaces verts à « l’écriture d’un sketch ou d’une chanson ». Le parallèle est saisissant : le jardin devient une page blanche où chaque plante dessine les contours d’un projet vivant. Cette passion pour les végétaux est une priorité qu’il revendique avec une franchise désarmante : « C’est ma priorité. »
Sa démarche est méticuleuse. Il observe, modifie, crée. Actuellement, il s’attache à un espace dédié aux plantes peu gourmandes en eau, comme les cactus et les plantes grasses. Un choix esthétique, mais aussi pragmatique, adapté au climat méditerranéen. C’est dans ce travail de précision que l’humoriste trouve une satisfaction immense, loin des applaudissements. Chaque massif, chaque rocaille est pensée comme une pièce d’un décor où il est à la fois auteur et spectateur. Une véritable introspection verte qui lui procure « l’impression d’être Dieu le père » !
De la terre à l’image : la naissance d’une nouvelle passion
Ce lien privilégié avec la nature ne s’arrête pas à la plantation. En observant les détails de son jardin, une autre facette s’est révélée. Elie Semoun a développé un goût prononcé pour la macrophotographie. « Je me suis offert un appareil photo et je fais de la macro. Pour moi, ça c’est important », confie celui qui aime immortaliser les gouttes de rosée sur une feuille ou la texture d’une écorce. Cette attention portée aux détails invisibles prolonge son amour pour le végétal et nourrit son regard d’artiste. Son regard d’enfant s’émerveille des beautés minuscules que le commun des mortels ignore.
Cette nouvelle pratique photo est complémentaire à son travail de jardinier. Elle capture l’éphémère, fige l’instant où la plante atteint sa perfection éphémère. De la création à la contemplation, le cycle est complet. C’est une autre manière de ralentir, d’aiguiser son observation et de savourer le temps qui passe, loin des contraintes de l’immobilier de luxe et des paillettes. Cette activité manuelle et artistique agit comme un contrepoids sain à la pression médiatique, lui offrant une bulle de sérénité absolue.
Les bienfaits d’une retraite corse sur l’équilibre de vie
S’offrir une parenthèse dans un tel cadre relève d’un véritable lifestyle, pensé pour préserver sa santé mentale et physique. Le rythme est différent, les pensées s’apaisent. Ce besoin d’évasion se matérialise par des gestes simples et concrets. Loin de la frénésie parisienne, Élie Semoun retrouve une forme de plénitude dans ce contact direct avec la nature. Son corps et son esprit se ressourcent au contact des éléments, loin des plateaux de tournage et des salles de spectacle.
Voici ce qui caractérise principalement ce refuge selon les confidences de l’artiste :
– 🌿 Un retour à la terre : une connexion physique avec le sol, les plantes et les saisons.
– 🧘 Un rythme apaisé : le temps s’arrête, dédié à la contemplation et à la création.
– 📷 Un regard nouveau : la macrophotographie pour capturer la beauté cachée du jardin.
– 🤝 Un partage convivial : les amis sont accueillis dans ce cadre exceptionnel, créant des souvenirs uniques.
– ✨ Une fierté personnelle : bâtir et voir évoluer un espace vert est une source de joie immense.
Chaque visite est une redécouverte pour l’humoriste, qui envisage d’ailleurs d’optimiser sa maison avec des matériaux naturels. Sa passion pour le végétal le conduit à s’intéresser de près à l’habitat en bois et aux constructions durables. Un nouveau chapitre de son aventure corse s’écrit peut-être, conjuguant ses envies d’authenticité et son amour du travail bien fait. Ce refuge est bien plus qu’une maison de vacances, c’est un projet de vie où la sérénité est le maître-mot.
Une vie d’artiste recentrée sur l’essentiel
Loin des clichés sur les résidences secondaires des stars, le projet d’Elie Semoun est d’une humilité désarmante. Pas de marina clinquante ou de plage privée, mais un lopin de terre à façonner. Le comédien ne cesse de multiplier les projets artistiques – tournages, spectacles – mais cette maison corse lui permet de se recentrer. Elle agit comme un aimant qui attire l’essentiel, loin des frivolités. « Je me suis acheté une maison sur l’île de Beauté », se souvient-il, simplement.
Ce choix de vie illustre une tendance plus large chez les artistes : la recherche d’authenticité et de durabilité. Pour cet amoureux des plantes, le bonheur se cache dans des gestes simples, des satisfactions quotidiennes, loin de la frénésie médiatique. Ce n’est pas une fuite, mais plutôt une respiration. La Corse est devenue son ancrage, un lieu où il peut observer les saisons changer, où chaque retour aux sources est une promesse de sérénité. Une preuve que l’art de vivre peut se conjuguer avec la terre, la patience et l’émerveillement.

Thaïs a grandi dans une maison à ossature bois dans les Vosges. Après des études en journalisme, elle s’est spécialisée dans l’habitat naturel et la rénovation. Elle retape elle-même sa maison ancienne depuis trois ans.